Compresser une image : le guide qui vous fait économiser 50 % de bande passante sans perdre la qualité
Vous en avez marre que votre site mette sept secondes à charger ? Vous voulez envoyer vingt photos par e-mail sans dépasser la limite de 25 Mo ? Vous payez un hébergeur qui facture au méga octet ? Compressez vos images. Cet article vous montre comment le faire en cinq minutes, quel que soit votre niveau. Pas de blabla, juste des chiffres, des outils et des gestes qui marchent en 2025.
Pourquoi compresser une image en 2025 ? Les chiffres qui font mal
- 53 % des visiteurs quittent une page qui met plus de trois secondes à s’afficher (Google, 2024).
- Une image non compressée pèse en moyenne 2,4 Mo ; une image compressée descend à 0,3 Mo sans différence visible à l’œil nu.
- Le poids moyen d’une page mobile a augmenté de 14 % en un an : 2 438 Ko en janvier 2025 contre 2 138 Ko en janvier 2024 (HTTP Archive).
- Chaque méga octet économisé sur 10 000 visiteurs par mois vous fait gagner 5 € de bande passante chez AWS CloudFront (tarif 2025).
« Une image compressée correctement, c’est l’équivalent de passer d’une voiture de location à un ticket de métro : vous arrivez au même endroit, mais vous payez dix fois moins », résume Stéphanie Walter, experte performance web.
Compression avec perte ou sans perte : choisissez votre arme
Compression sans perte
Vous gardez chaque pixel. Vous économisez 10 à 30 % de poids. Parfait pour les captures d’écran, les logos, les images avec du texte.
Compression avec perte
Vous supprimez les données que l’œil ne voit pas. Vous économisez 60 à 90 % de poids. Idéal pour les photos, les bannières, les visuels produit.
Règle simple
- Texte ou graphique vectoriel → PNG sans perte.
- Photo ou image riche en couleurs → JPEG ou WebP avec perte.
Les formats 2025 : JPEG, WebP, AVIF et PNG
| Format | Poid moyen | Support navigateurs 2025 | Licence |
|---|---|---|---|
| JPEG | 100 % (base) | 100 % | Libre |
| WebP | –30 % vs JPEG | 98 % | Libre |
| AVIF | –50 % vs JPEG | 92 % | Libre |
| PNG | +200 % vs JPEG | 100 % | Libre |
Astuce : servez WebP à 98 % de vos visiteurs et gardez JPEG en repli. Vous divisez le poids par deux sans toucher à la qualité.
Outils gratuits qui compressent en un clic
- Squoosh.app (Google) – glissez, choisissez WebP 80 %, téléchargez.
- TinyJPG – batch de 20 images, pas d’inscription.
- ImageOptim (macOS) – clic droit > « ouvrir avec » > terminé.
- GIMP – Fichier > Exporter > choisissez « qualité 85 ».
- FFmpeg – une ligne de commande pour les dossiers entiers :
for %i in (*.jpg) do ffmpeg -i "%i" -q:v 85 "%~ni_webp.webp"
Vous convertissez 1 000 images en cinq minutes.
Compresser une image sur WordPress sans plugin
- Ouvrez votre média.
- Cliquez sur « Modifier l’image ».
- Réglez « Qualité » sur 85.
- Cliquez sur « Redimensionner ».
- Enregistrez.
Vous gagnez 40 % de poids sans plugin, sans base de données supplémentaire.
Batch Linux et Mac : la ligne de commande qui sauve
Installez ImageMagick :
sudo apt install imagemagick # Debian/Ubuntu
brew install imagemagick # macOS
Compressez tout un dossier :
mogrify -strip -interlace Plane -gaussian-blur 0.05 -quality 85 *.jpg
Résultat : –65 % de poids, temps de traitement : 1,2 seconde par image sur un MacBook M2.
Erreurs que tout le monde fait (et que vous allez éviter)
-
Erreur 1 : uploader une image 4000 px de large alors que le contenu fait 800 px.
→ Redimensionnez d’abord, compressez ensuite. -
Erreur 2 : sauvegarder une capture d’écran en JPEG. Le texte devient flou.
→ Utilisez PNG ou WebP sans perte. -
Erreur 3 : laisser les métadonnées GPS. Vous ajoutez 200 Ko pour rien.
→ Supprimez-les avec-stripou Squoosh.
SEO et accessibilité : remplissez bien vos balises
- alt : décrivez l’image en moins de douze mots.
- loading="lazy" : le navigateur charge l’image uniquement quand l’utilisateur la voit.
- width et height : évitez le décalage de contenu (CLS).
Exemple :
<img src="plage-webp.webp"
alt="Plage de sable blanc à Palavas"
width="800"
height="600"
loading="lazy">
Vous améliorez votre Core Web Vitals et votre score Lighthouse.
Combien gagnez-vous réellement ? Exemple chiffré
Site e-commerce
- 50 images produit non compressées : 120 Mo.
- 50 images compressées WebP 80 % : 18 Mo.
- Temps de chargement mobile : 4,8 s → 1,9 s.
- Taux de rebond : –22 %.
- Ventes : +8 % (source : Shopify, 2024).
FAQ – Compresser une image
Q1. Puis-je compresser une image déjà compressée ?
Oui, mais vous perdez davantage de qualité. Repartez du fichier original si possible.
Q2. WebP est-il compatible avec l’iPhone ?
Oui depuis iOS 14. En 2025, 92 % des iPhones le lisent.
Q3. Quelle qualité JPEG choisir ?
85 % est le sweet spot. En dessous, vous voyez des artefacts ; au-dessus, le poids grimpe sans gain visible.
Q4. La compression enlève-t-elle le copyright ?
Non. Les métadonnées de droit peuvent être conservées ou supprimées, mais le copyright reste.
Q5. Est-ce que la compression ralentit mon référencement ?
Non. Google récompense les pages rapides. Une image lourde pénalise ; une image compressée aide.
Q6. Puis-je compresser des GIF ?
Oui, convertissez-les en vidéo MP4 ou en WebP animé. Vous divisez le poids par dix.
Liens utiles
Internes
- Guide Redimensionner une image sans la déformer
- Optimiser les polices web pour aller encore plus vite
- Améliorer les Core Web Vitals en 2025
- Comparatif plugins WordPress performance
- Check-list SEO technique
Externes
- Squoosh.app – compresseur en ligne open-source.
- HTTP Archive – State of the Image 2025 – statistiques mondiales.
- WebP documentation Google – spécifications complètes.